Vues d'Europe | Le blog de Jean-Pierre Jouyet

Vers une nouvelle approche franco-allemande

24.11.08 15:33| Un commentaire | Fil des réactions à ce billet

Du Conseil franco-allemand du 24 novembre et pour faire écho à l’éditorial de Jean-Dominique Giuliani, président de la Fondation Robert Schuman, publié hier sur son blog, je retiens trois éléments.

Premièrement, dans un contexte difficile il y a une même détermination à trouver, ensemble, des solutions concrètes, tout en s’accordant sur les grands objectifs. C’est le cas du paquet énergie-climat.

Deuxièmement, les modes de décision n’étant pas les mêmes - plus fédéral de l’autre cöté du Rhin, plus centralisé de ce côté – il ne peut y avoir de coordination que dans la diversité. Ainsi, en réponse à la crise économique, la France et l’Allemagne s’accordent à soutenir l’investissement et la consommation, même si les moyens mis en œuvre ne sont pas les mêmes. La Commission élaborera son plan de soutien en tenant compte de cette diversité. Cela ne me paraît pas du tout un recul, bien au contraire. Mieux vaut favoriser la réactivité dans la diversité que de s’en tenir au statu quo dans l’uniformité.

Enfin, l’Allemagne et la France se sentent toujours une responsabilité particulière pour préserver l’unité de l’Europe (cf la Russie, la Georgie, l’OTAN, les relations transatlantiques…). En outre, la coopération bilatérale reste sans équivalent en Europe. Je pense aux échanges entre jeunes, aux jumelages, à l’espace européen de recherche, à la Brigade franco-allemande installée en partie sur le territoire français, aux nouvelles coopérations technologiques comme le supercalculateur…

Catégorie : L'EUROPE QUE JE VOIS | Mots clés : Conseil franco-allemand Fondation Robert Schuman paquet énergie-climat plan de soutien unité de lEurope

Un commentaire REAGIR

1 Martina Latina24.11.08 17:43

Le moteur franco-allemand doit en effet pousuivre sa synergie d'UNION DANS LA DIVERSITE pour entraîner une action saine et en chaîne dans toute l'Europe - et bien au delà : le Taureau symbolisant et ornant la Bourse de Wall Street ne nous semble-t-il pas triste, voire abandonné, en quête d'une amazone et d'un capitaine tout trouvés, d'une présence féminine, lucide et visonnaire qui s'appelle, depuis la nuit des temps et l'aube de l'histoire, EUROPE ?




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