Ce que le citoyen attend de la puissance publique, surtout dans un monde aussi instable, c’est, notamment, une meilleure protection.

Ce n’est pas une spécificité française ou européenne. En Asie, en Amérique, y compris aux Etats Unis, en Afrique, les citoyens attendent de leurs autorités d’être mieux protégés face aux risques sociaux, sanitaires, économiques, financiers, aux actes criminels ou aux menaces terroristes.

Mais soyons clair, la protection, ce n’est pas une fin en soi : c’est un moyen.

Ce besoin d’être rassuré ne doit pas anémier le goût de risque, la recherche de l’innovation, l’esprit d’entreprise. Il faut, de ce point de vue, rompre avec les modèles dépassés (et du passé) que sont le protectionnisme, l’Europe forteresse, la peur de l’étranger.

Je souhaite que l’Europe soit un instrument de relance dynamique, avec une nouvelle génération d’Européens prêts à prendre des risques, qu’elle favorise les dépenses d’avenir, dans l’éducation, la recherche et le développement, la formation.

En ces premiers jours de 2008, je dis oui à une Europe conquérante et non à une Europe repliée.