J'ai beaucoup dit que notre présidence du Conseil de l'Union européenne serait citoyenne. De fait, nous avons commencé à associer à sa préparation des Françaises et des Français de tous horizons.

Dernière en date de ces rencontres, mardi 11 décembre, avec les représentants de 500 000 associations françaises (au sein de la CPCA, Conférence Permamente des Coordinations Associatives). Des exemples : le comité national olympique et sportif français, qui regroupe plusieurs milliers de fédérations sportives; ou Coordination Sud - solidarité urgence développement; ou encore la Ligue de l'enseignement.

Le débat a duré deux heures. Il aurait pu se poursuivre toute la nuit. Deux enseignements :
- le niveau de connaissance des questions européennes, dont on connaît pourtant la complexité, de tous les intervenants ;
- et leur appêtit pour plus d'informations, plus de partenariats, plus de responsabilités européennes.

Ce "souhait d'Europe", je me dois de l'honorer. C'est probablement mon principal défi car je ne peux pas décevoir cette attente. Comment ? En travaillant avec ces associations, tout de suite, à donner corps à certaines de nos priorités. Je pense à la mobilité et à l'emploi des jeunes. Je pense aussi à la contribution possible des jeunes ruraux, qui étaient représentés, au prochain bilan de santé de la PAC. Je pense aux services sociaux d'intérêt général qui apportent tant à notre société.

Ce sont de telles rencontres qui me font aimer ce métier. Nous nous sommes quittés en restant sur notre faim. Je me suis promis de les revoir très vite.