Je me suis rendu, du 24 au 29 septembre, à l'Assemblée générale des Nations Unies à New-York. Avec sa succession ininterrompue de réunions internationales et de rencontres bilatérales à haut niveau où se côtoient les grands dirigeants du monde, l'Assemblée générale est toujours un moment d’intense activité diplomatique. Pour la France et ses représentants (le Président de la République, Bernard Kouchner, Rama Yade, Alain Joyandet et moi-même), cette année était un peu spéciale du fait de la Présidence française du Conseil de l'Union européenne.
J’ai donc tenu plusieurs réunions en format
"troïka" (présidence, future présidence tchèque et commission) et ses
partenaires avec lesquelles elle entretient un dialogue politique approfondi.
Nous avons aussi rencontré, avec Benita Ferrero Waldner, la commissaire chargée
des relations extérieures de l'Union et Oli Rehn, chargé de l'élargissement les
ministres des affaires étrangères du Pakistan, d'Irak, de l'Autorité
palestinienne, d'Ukraine et de Bosnie-Herzégovine. J'ai été particulièrement
touché par notre rencontre avec le ministre pakistanais. Nous avons, avec le
ministre tchèque, dont l'ambassadeur a été victime de l'attentat contre l'hôtel
Marriot à lslamabad, rappelé le soutien sans faille de l'Union aux efforts
entrepris par les autorités pakistanaises dans leur lutte contre le terrorisme.
Notre rencontre avec le ministre ukrainien nous a plutôt rassuré sur les
relations de son pays avec

