Vues d'Europe | Le blog de Jean-Pierre Jouyet

AGNU

07.10.08 15:37| 3 commentaires| Fil des réactions à ce billet

Je me suis rendu, du 24 au 29 septembre, à l'Assemblée générale des Nations Unies à New-York. Avec sa succession ininterrompue de réunions internationales et de rencontres bilatérales à haut niveau où se côtoient les grands dirigeants du monde, l'Assemblée générale est toujours un moment d’intense activité diplomatique. Pour la France et ses représentants (le Président de la République, Bernard Kouchner, Rama Yade, Alain Joyandet et moi-même), cette année était un peu spéciale du fait de la Présidence française du Conseil de l'Union européenne.

J’ai donc tenu plusieurs réunions en format "troïka" (présidence, future présidence tchèque et commission) et ses partenaires avec lesquelles elle entretient un dialogue politique approfondi. Nous avons aussi rencontré, avec Benita Ferrero Waldner, la commissaire chargée des relations extérieures de l'Union et Oli Rehn, chargé de l'élargissement les ministres des affaires étrangères du Pakistan, d'Irak, de l'Autorité palestinienne, d'Ukraine et de Bosnie-Herzégovine. J'ai été particulièrement touché par notre rencontre avec le ministre pakistanais. Nous avons, avec le ministre tchèque, dont l'ambassadeur a été victime de l'attentat contre l'hôtel Marriot à lslamabad, rappelé le soutien sans faille de l'Union aux efforts entrepris par les autorités pakistanaises dans leur lutte contre le terrorisme. Notre rencontre avec le ministre ukrainien nous a plutôt rassuré sur les relations de son pays avec la Russie. En dépit des tensions fortes qui existent sur la question de la Crimée, les deux pays continuent à se parler régulièrement.

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Non!

03.10.08 10:06| 14 commentaires| Fil des réactions à ce billet

Non, je ne prépare pas ma sortie du gouvernement ! Ce portefeuille des affaires européennes est un vrai cadeau, surtout quand il permet d'être au cœur d'une Europe en pleine mutation.

Non, je ne quitte pas le navire, et certainement pas au milieu de la tempête que nous traversons. C'est bien mal me connaître. Je l'ai dit et redit. Je ne suis pas un "professionnel" de la politique. Rien de nouveau à cela. Je n'en ai que plus d'admiration pour ceux et celles qui ont du talent et une vocation politique. Cela reste une passion exigeante, trop méconnue de nos concitoyens.

Le Président de la République et le Premier ministre m'ont fait une grande confiance. C'est un honneur de servir à ce poste et je leur témoigne toute ma gratitude. J'ai terriblement envie de continuer à servir, là où je peux être le plus utile, aux Affaires européennes ou ailleurs. Car mon ambition reste de servir loyalement mon pays dans une œuvre de réformes économiques et financières et dans une politique européenne ambitieuse, à un moment particulièrement difficile du fait de la crise financière internationale.

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Le dinosaure blogueur...

18.09.08 19:51| 13 commentaires| Fil des réactions à ce billet

J’ai reçu la semaine dernière quelques blogueurs pour échanger sur nos visions de l’Europe et leur présenter les journées de Nantes les 10 et 11 octobre prochains.

Si je ne suis pas un grand spécialiste d’internet, je connais la puissance de ce média trop souvent délaissé par les décideurs. La toile avait été le terrain privilégié des partisans du non au référendum de 2005 et j’ai l’intime conviction qu’il faut y défendre ses idées plus que partout ailleurs. Quitte à paraître vieux jeu (on y reviendra), rien ne me plaît plus qu’un contact "réel", face à face. Cette rencontre entre blogueurs en fut l’illustration.

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Gymnich du 5 septembre 2008

10.09.08 09:38| 8 commentaires| Fil des réactions à ce billet

Bernard Kouchner m'a fait l'amitié de m'inviter au Gymnich, vendredi et samedi dernier.

Ce nom étrange est celui d'une petite ville allemande où pour la première fois a été organisée une réunion informelle des ministres des Affaires étrangères européens, pendant une précédente présidence, en 1974.

L'Europe adore ces appellations hermétiques, pour seuls initiés. Dans le même genre, savez vous ce qu'est un Blaesheim : c'est la rencontre informelle du Président de la République et de la Chancelière, deux fois l'an, alternativement en France ou en Allemagne. Là encore, le nom a été emprunté à l'un des premiers lieux où une telle réunion fut organisée.

Depuis quelques années, les Gymnich ont perdu de leur spontanéité d'origine. Mais ils gardent leur caractère informel, car il n'y a pas de conclusions écrites ni même de compte rendu et la liberté de ton y est totale. Ce n'est pas inutile, une fois par présidence, que des ministres qui se retrouvent tous les mois dans le cadre très formel des Conseils, puissent se dire les choses sans preneurs de notes.

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Journées civiques à La Rochelle

09.09.08 09:30| 5 commentaires| Fil des réactions à ce billet

Le Forum civique européen a organisé sur 3 journées à La Rochelle les Journées Civiques Européennes auxquelles j’ai pu participer. 1000 représentants d’associations de terrain des 27 Etats membres sont venus échanger leurs expériences, leurs préoccupations, leurs bonnes pratiques. Les enjeux ne manquent pas. A commencer peut-être par les élections européennes de juin prochain. Devrons nous encore rougir d’un taux de participation de seulement 42% ? Je sais qu’il n’existe pas de solutions miracles. Mais je crois également que le milieu associatif et les acteurs de terrains sont les plus à même de faire vivre l’Europe auprès de publics pas toujours suffisamment informés. L’Europe qu’on dit toujours, et parfois à juste titre, trop techno, trop compliquée, insuffisamment « citoyenne » a besoin de ces relais pour exister et vivre au-delà des cercles d’initiés.

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Géorgie: non, l'UE n'est pas "désemparée"

01.09.08 12:04| 7 commentaires| Fil des réactions à ce billet

Un grand quotidien tirait la semaine passée à propos de la crise entre la Géorgie et la Russie : « l’Union européenne désemparée ». Mais cette présentation, qui aurait été pertinente pour décrire l’impuissance de l’UE face à la crise yougoslave il y a plus de 15 ans, ne correspond pas à la réalité.

- tout d’abord, l’Union européenne est unie. C’est en soi un succès surtout lorsqu’il s’agit des relations avec la Russie, où l’on reproche généralement aux Européens d’agir en désordre. L’unité de l’UE mérite d’autant plus d’être soulignée que la crise russo-géorgienne est sans doute l’événement le plus grave auquel l’UE ait été confrontée depuis son élargissement à 27. Comme je l’ai dit devant la conférence des Ambassadeurs : ce n’est pas parce que nous sommes 27 que cela fonctionne moins bien. L’Europe élargie parle d’une seule voix sur le sujet qui est sans doute le plus difficile pour elle compte tenu des différences d'histoire et de sensibilité de tous ses membres. Le Conseil européen d’hier l’a confirmé.

- ensuite, l’UE agit : elle est depuis les premières heures du conflit au centre de la médiation entre la Géorgie et la Russie. C’est au nom de l’UE que le Président de la République et Bernard Kouchner se sont rendus sur place, ont obtenu le cessez-le-feu et fait accepter par Moscou et Tbilissi le plan en six points qui demeure la base d’un règlement qui ne peut être que politique.

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Du travail des parlementaires européens

14.08.08 19:54| 12 commentaires| Fil des réactions à ce billet

En plein mois d’août, le Parlement européen s’est trouvé bien malheureusement à la Une de l’actualité: une partie du plafond de l’Hémicycle de Strasbourg s’est détachée. Fort heureusement nous avons évité le drame et tout est fait pour que le travail des parlementaires n’en soit pas affecté à la rentrée. Cet évènement éclaire sous un angle dramatique et fortuit l’activité des députés européens.

A ce sujet, L’Express a publié il y a peu un classement des parlementaires européens français, distribuant satisfecits et blâmes. Sincèrement, je ne crois pas que ce genre de classement aide au contrôle légitime de l’activité parlementaire. Les commentaires des internautes à cet article en ligne sont d’ailleurs éloquents : ils stigmatisent ces élus, qui seraient d’incorrigibles mandarins de la République, touchant des sommes indécentes et ne participant même pas aux travaux de l’Assemblée!

Comment ce classement a-t-il été établi ? A partir de la signature du registre des présences en session à Strasbourg. Or ce n’est que la partie émergée de l’action d’un parlementaire européen. La liste en question n’est donc qu’un indice d’assiduité aux votes et ne tient pas compte de bien d’autres paramètres tels que le dépôt des amendements, les fonctions de Président de commission ou de délégation ou celles,  névralgiques, de coordinateurs *.

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Si l’Union européenne n’existait pas… Carnet de voyage d’un Français en Europe

07.08.08 10:31| 3 commentaires| Fil des réactions à ce billet

Lundi 4 août : passage de la frontière

 

Cet été, j’ai décidé de rester en Europe et de partir en voiture. Le troisième crash d’Air Freedonia m’a définitivement dissuadé de prendre l’avion1. Ce qui ne me dispense pas du passage en douane.

 

- Bonjour, vos papiers s’il vous plaît…

 

Le ton est plus injonctif qu’accueillant.

 

- Quelque chose à déclarer ? Pas d’alcool à bord du véhicule ? Pas de devises étrangères ? Que venez-vous faire en Freedonia ? Vos passeports…2

 

- Et que transportez-vous dans cette mallette noire ? Veuillez l’ouvrir, s’il vous plaît.

 

Déballage, ouverture, remballage…

 

- Merci, bon séjour en Freedonia.

 

Soulagement. Nous traversons enfin la frontière. Un SMS en France pour rassurer la famille. En surtaxe bien évidemment. Les frontières sont les meilleures alliées des opérateurs télécoms…3

 

Mardi 5 août : bureau de change

 

L’une des premières formalités à accomplir après la frontière est le passage par le bureau de change. Normalement, le « freedone » ne coûte rien. Nous sommes traditionnellement gagnants en venant de France. C’est donc empli de ce sentiment de fierté nationale que je tends, confiant, mes liasses de francs au guichetier. Lequel me tend en retour quelques maigres liasses de « freedones ».

 

Je ne me serais jamais abaissé à recompter des liasses de « freedones », mais la légèreté de ce que j’avais dans les mains me pousse cependant à mettre mes principes de côté.

 

- Excusez-moi, je pense que vous avez fait une erreur, le compte n’y est pas.

 

- Tout est là, monsieur. Le franc a été considérablement dévalué dans la nuit.

 

Mon sentiment de fierté nationale chute aussi rapidement que les valeurs boursières du Jeudi Noir. Il va falloir faire attention pendant les vacances… Les fluctuations monétaires européennes ont un aspect imprévisible très désagréable.

 

Quand je pense qu’un illuminé venant d’Allemagne a proposé, en 1929, de constituer une monnaie unique européenne4… Comment réaliser un tel projet avec des pays qui ont des monnaies aussi peu stables ?

 

 

 

 

1 L’Union européenne a établit une liste noire des compagnies aériennes peu sûres. Cette liste interdit aux compagnies qui y figurent d’opérer sur le territoire européen

 

 

2Depuis l’application de la convention Schengen, les contrôles aux frontières n’existent plus entre les Etats membres signataires.

 



 

3 L’Union européenne compte réduire les prix des SMS envoyés de l’étranger de 70% d’ici l’été 2009.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

4« Où sont la monnaie européenne, le timbre- poste européen qu’il nous faudrait ? », discours de Gustav Stresemann, ministre des affaires étrangères allemand de 1923 à 1929 devant la Société des Nations, 9 septembre 1929.

 

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L'Europe sort gagnante de la réforme constitutionnelle

24.07.08 09:47| 13 commentaires| Fil des réactions à ce billet

Lundi 21 juillet le Congrès réuni à Versailles a adopté le projet de loi constitutionnelle de modernisation des institutions de la Ve République qui reprend nombre des propositions de l’opposition. Les constitutionnalistes reconnaissent qu’il s’agit d’une avancée pour notre démocratie.

J’avais été auditionné devant le Comité de réflexion sur les institutions en septembre 2007. J'avais alors défendu trois propositions que je jugeais indispensables pour que l’Europe prenne toute sa place dans nos travaux parlementaires.

La première était la transformation des "Délégations pour l’Union européenne" en "Commissions chargées des Affaires européennes". Il était aberrant que nous soyons les seuls en Europe, à cantonner les questions européennes à des "délégations". Cette proposition de transformation, a été retenue dans le texte final et je m’en réjouis d’autant plus que cette commission sera la seule commission inscrite dans la Constitution. Les parlementaires ont plaidé pour cette réforme avec moi.

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Ma première plénière au Parlement européen sous Présidence française

23.07.08 10:06| Un commentaire| Fil des réactions à ce billet

Quelques impressions, quelques images fortes, de cette première semaine de présidence française au Parlement européen. Que je vous livre, "en vrac".

L'hémicycle, d'abord,  immense, blanc et bleu, impressionnant. Difficile lorsque l'on participe à la séance des questions, de mettre immédiatement un nom et un pays d'élection sur une silhouette lointaine. Même si je connais désormais un grand nombre de députés.

L'exercice du débat d’actualité, ensuite. Il portait pour mon tout premier sur la situation en Afghanistan. Le principe est simple, en apparence : le rapporteur (ici, André Brie, allemand de la Gauche Unitaire européenne) présente son rapport. La Commission européenne, représentée par Benita Ferrero Waldner et le Conseil, que je représentais, réagissent tour à tour. Mais les orateurs se succèdent toutes les deux minutes. Le Président leur donne la parole selon le principe du « catch the eyes ». Contrairement à l’Assemblée nationale, ici pas d’invectives, pas de choc frontal entre une majorité et une opposition. Pourtant, les débats sont très vivants et moins convenus. Ils vont au fond des choses et il ne s'agit pas de faire de "l'à peu près". Les députés connaissent trop bien leurs sujets pour que le Conseil se le permette.

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Dîner sportif à Brest

22.07.08 16:09| 4 commentaires| Fil des réactions à ce billet

Après m’être assuré qu’il avait le pied marin, j’avais invité Michel Platini sur un bateau en rade de Brest à venir s’exprimer sur la question du sport devant mes 26 homologues de l’Union européenne.

Parmi ces derniers, beaucoup d’admiratrices ou d’admirateurs de l’ancien meneur de jeu de l’équipe de France (et toujours meilleur buteur de l’Euro). D’ailleurs, sur les quais de Brest 2008, les visiteurs n’avaient d’yeux que pour lui et les demandes d’autographes fusaient.

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"Ni putes ni soumises"

21.07.08 11:56| 2 commentaires| Fil des réactions à ce billet

J’ai rencontré jeudi 17 juillet Sihem Habchi, présidente de « ni putes, ni soumises » et membre du collège de la Haute autorité de lutte contre les discriminations (HALDE). Elle n’est pas encore aussi connue que Fadela Amara, ma collègue du gouvernement, précédente présidente de cette association qui œuvre en France et en Europe pour le droit des femmes, notamment celles qui vivent dans les quartiers difficiles. Mais retenez bien le nom de Sihem Habchi : il ne restera pas inconnu très longtemps.

C'est une femme tout à fait remarquable qui porte avec force les valeurs de la laïcité républicaine et les droits des femmes. Ces valeurs sont aujourd’hui menacées. C'est l’honneur de Madame Habchi d'appeler à la mobilisation, en France et en Europe, pour conduire ce combat.

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Bronislaw Geremek

17.07.08 12:44| 2 commentaires| Fil des réactions à ce billet

Bronislaw Geremek nous a quitté tragiquement. Avec Lech Walesa, Jean-Paul II, c'est un des hommes qui a fait tomber le totalitarisme et permis la réunification de l'Europe. Combattant inlassable, de la liberté, militant dans l’âme, intellectuel proche des peuples et à l’écoute des citoyens, immense Européen, il incarnait toutes nos vertus, toutes nos ambitions. Il servait avec passion l’Europe, et l’Europe aurait dû mieux l’utiliser tant son charisme était grand mais voilà, parfois les institutions passent à côté des hommes d’exception.

Il m’a fait l’amitié de venir à Lille au « Rendez-vous des Européens » le 7 mai dernier. Il y avait particulièrement tenu parce qu’il savait que beaucoup de jeunes étaient attendus et qu’il considérait son premier devoir de transmettre le projet européen et ses valeurs aux jeunes générations.

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"Forfaiture, vous dites ?"

09.07.08 11:51| 20 commentaires| Fil des réactions à ce billet

Je lis sur Marianne2, sous le titre "UPM : comment Jouyet a joué Berlin et Bruxelles contre Paris"  que je me serais prêté à un bien étrange jeu sur ce dossier de l'Union pour la Méditerranée, au point que, je cite "certains, à l'Elysée ou à l'Hôtel Marigny, parlent de forfaiture".

Vous pouvez imaginer que le mot me fait bondir. Car les mots ont un sens. Selon le dictionnaire, il signifie "manque de loyauté" ou, s'agissant d'un fonctionnaire public, d'un crime dont il se rendrait coupable en commettant certaines graves infractions dans l'exercice de ses fonctions.

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"Femmes, passerelles d'Europe"

04.07.08 12:28| 13 commentaires| Fil des réactions à ce billet

L'Europe a besoin des femmes. Elles ne se payent pas de mots. Avec elles, pas de "plans sur la comète", de construction byzantine ou d'envolées lyriques sans lendemain. Mais du concret, du solide. De fait, ce que les Européens et les Européennes attendent. Il y a justement dans les "tuyaux" de nombreuses propositions qui devraient déboucher sous présidence française. Des exemples :
- faciliter le paiement des pensions alimentaires afin que ceux qui y sont soumis ne s'y dérobent plus en jouant sur leur lieu de résidence;
- permettre à une personne lorsqu'elle a travaillé dans un autre pays européen de comptabiliser la période correspondante dans le calcul de ses droits à pensions;
- protéger les propriétaires de biens immobiliers achetés en "temps partagé" qui ont trop souvent été escroqués ces dernières années.

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