J'ai vécu dix-huit mois qui m'auront marqué à jamais. J'ai été comme en apesanteur. Porté par la volonté de faire de notre présidence une réussite. Il y avait, sans doute, un peu d'ambition personnelle, beaucoup le souci de la place de la France en Europe, mais surtout l'envie forte de prouver que l'Europe pouvait être synonyme non d'immobilisme, mais de dynamisme.
Le Conseil européen des 11 et 12 décembre que je viens de vivre a été pour moi un cadeau. L'Union européenne a montré aux Européens d'abord, au monde ensuite, qu'elle pouvait, à l'unanimité de ses vingt-sept Etats membres, s'entendre sur les sujets les plus ardus et les plus ambitieux qui soient.
Il y avait véritablement hier et avant-hier à Bruxelles des hommes et des femmes de bonne volonté, qui ont su dépasser les égoïsmes nationaux parce que le sens de l'intérêt général, le sens de leurs responsabilités envers les prochaines générations, les a aiguillonnés. C'était plus que satisfaisant. C'était historique.


Derniers commentaires